Continuons la balade si vous vous voulez bien.

 

6ème arrondissement :


- 36 rue d'Assas = actuellement le centre médical Arthur Vernes du nom d'un médecin français spécialiste de... la syphilis ! Eh oui ici beaucoup venait se faire soigner de cette maladie pendant l'Occupation !


- 130 rue d'Assas = réseau d'évacuation de pilotes alliés et également lieu de transmission du réseau Jade-Fitzroy. Réseau fondé en décembre 1940 par Claude Lamirault. Le réseau travaillait pour le MI-6 au début puis pour le BCRA (Bureau Central de Renseignement et d'Action).


- 38 rue du Cherche Midi = se trouvait une prison. Beaucoup y furent jugés comme Honoré d'Estienne d'Orves, Paul Langevin, Agnès Humbert et Otto von Stülpnagel (gouverneur militaire de Paris de 1940 à 1942).


- 5 quai de Conti = le colonel de Marguerittes qui commanda les FFI de Paris y installa son PC pour la Libération de Paris en août 1944.

675px-Plaque_Colonel_de_Marguerittes-_5_quai_de_Conti-_Pari.jpg


- 48 rue du Four = se tint le premier conseil de la résistance sous l'égide de Jean Moulin.


- 3 rue Danton = demeure de Robert Peltier, membre résistant du réseau Brustlein arrêté en 1941 et fusillé en 1942 au Mont Valérien. Son procès eut lieu avec six camarades au Palais Bourbon, on dira même "procès spectacle", car audience publique et présence de journalistes.


- Jardin du Luxembourg = sept membres des FFI seront forcés de creuser une fosse avant de se faire fusiller par les Allemands le 23 août 1944. Une dalle se trouve dans ce jardin.


- 1 rue de Sèvres = Marcel Bourdarias dit Alain, jeune garçon de 17 ans est arrêté par la Police Française et remis aux autorités allemandes avant d'être jugé avec 26 autres résistants. Il sera fusillé en avril 1942 au Mont Valérien. Il avait participé à l'attentat de Nantes en octobre 1941, ce qui avait entraîné la mort de Karl Hotz, Feldkommandant de Loire Inférieure. Il en résulta par représailles l'exécution de 48 otages. Cet attentat ne sera pas revendiqué par le PCF avant 1950 !

 

- 28 rue Saint André = Madame Bernard, agent de liaison, tenait un bar qui servait de point de chute en attente d'évacuation pour les pilotes abattus, en 1942 et 1943.

 

- 5 rue Saint Benoît = domicile de Marguerite Duras qui reçoit de nombreux écrivains, créant même là un groupe littéraire et politique : "le groupe de la rue Saint Benoît". Elle est recrutée comme secrétaire générale du Comité d'Organisation du Livre. Le papier étant rationné par Vichy, il fallait choisir parmi les éditeurs lesquels auraient leur quota de papier pour publier ! l'écrivain se mettra au service de la Résistance.


7ème arrondissement :

 

- 15 avenue Charles Floquet = à l'ambassade de Tchécoslovaquie, Otto Abetz, ambassadeur allemand en France de 1940 à 1944 se sert de ce lieu pour faire de la propagande.

 

- 41 rue de Bellechasse = se prit là la décision pour le déclenchement de la Libération de Paris.

 

- 18 avenue Elisée Reclus = demeure de Sacha Guitry, qui reçut des officiers allemands à ses réceptions. Il sera arrêté chez lui le 23 août 1944, les résistants ne lui laissant même pas le temps de s'habiller correctement si bien qu'il sort de chez lui en pyjama et en pantoufles !

 

- Pont de Solférino = fin juin 1944, Madeleine Riffaud, jeune résistante nom de code Rainer abat en plein jour un soldat allemand de deux balles dans la tête. Arrêtée, elle sera torturée par deux fois avant d'être condamnée à mort. Elle échappe cependant à la mort car elle sera échangée. Cela ne l'empêchera pas de reprendre ses actions dans la Résistance.

 

8ème arrondissement :

 

- 78 rue d'Anjou = le consul de Suède (Raoul Nordling), Bender et Laurent se réunissent pour négocier avec Von Choltitz afin de sauver Paris de la destruction. Le film de Volker Schlöndorff sorti cette année, "Diplomatie" évoque ce sujet.

 

- 116 avenue des Champs Elysées = siège de Radio Paris. Radio de propagande dont tout le monde connaît le slogan chantant "Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand".

 

- 122 rue de Provence = le One Two Two,luxueuse maison close très fréquentée par les Allemands. Comme le Chabanais (voir article précédent - première partie).

 

- 115 rue Saint Lazare = le 10 novembre 1940, Jacques Bonsergent se retrouve mêlé à une bousculade au cours de laquelle un soldat allemand est frappé. Arrêté, il refuse de donner le nom du coupable. Il est condamné à mort pour l'exemple et est fusillé. Il a 28 ans. Aujourd'hui, une station de métro porte son nom.

 

9ème arrondissement :

 

- 24 rue de Clichy = cachette de Roland Farjon, résistant et membre de l'OCM (Organisation Civile et Militaire) qui est accusé d'avoir dénoncé une centaine d'hommes à la Gestapo. Son corps sera retrouvé dans la Seine en 1945.

 

10ème arrondissement :

 

- 57 rue Jacques Louvel-Tessier = lieu de rencontre de jeunes militants juifs membres du MOI qui seront tous arrêtés en mai 1941.

 

- 170 boulevard de Magenta = le 21 août 1941, le colonel Fabien abat sur le quai du métro Barbès, Alfons Moser. Membre de la résistance communiste, on ne sait pas très bien les circonstances qui ont poussé le jeune homme à abattre le soldat allemand.

 

(Sources : Paris Révolutionnaire)


Retour à l'accueil