Avant d'aller repérer les lieux, je souhaitais faire un récapitulatif très (trop ?) condensé des endroits marquants et touchés de plein fouet par l'occupation nazie dans la capitale. J'avais commencé en janvier 2012 par deux journées à arpenter les rues de la capitale (que vous pouvez retrouver ici et ici) et par faute de temps ou de motivation, je n'ai pas continué les investigations ! Il est temps de reprendre le trajet là où je l'avais commencé. Paris, c'est 1000 thèmes, 1000 possibilités de balades et d'itinéraires, à chacun ses préférences.


Je me suis appuyée sur le site "Paris Révolutionnaire", vraie mine d'informations détaillées ! Bien sûr, tout faire, tout voir, prendrait je ne sais pas combien de temps... Aussi j'ai choisi quelques adresses dans les 20 arrondissements. Quand vous lisez les pages du site, vous retrouvez des adresses où par exemple, des résistants faisaient imprimer des tracts, des adresses liées au groupe Manouchian, d'autres où ont eu lieu de (trop) nombreuses arrestations et puis des adresses qui sont liées à la Libération...


Plutôt que de faire un post long de plusieurs kilomètres, je les diviserai par 5 arrondissements à la fois. Bonne lecture !

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1er arrondissement


- 9 rue de Beaujolais = demeure de Susanne Spaak, résistante membre du réseau parisien l'Orchestre Rouge. Ce réseau opérait sous le contrôle de et pour l'URSS. Elle sera arrêtée pour avoir aidé des enfants juifs. Elle sera fusillée à Fresnes le 12 août 1944.


- 23 place Dauphine = lieu de rencontre fréquent de la Résistance.


- 25 rue Richelieu = demeure du chef de la Résistance polonaise, le Général Zdrojewski. Depuis Paris, il organise la Résistance polonaise et signe en mai 1944 un accord avec Chaban Delmas plaçant les unités combattantes polonaises sous le commandement tactique des FFI mais qui reste sous ordre polonais.

 

2ème arrondissement


- 12 rue Chabanais = là se trouvait la fameuse et luxueuse maison close, le Chabanais, très appréciée par les Allemands. Paris compta cinq maisons closes de luxe fréquemment fréquentée par l'occupant : celui-ci donc, le One Two Two, le Sphinx, la Fleur Blanche, la Rue des Moulins et Chez Marguerite.


- 39 avenue de l'Opéra = siège de la police secrète allemande dirigée par la Wehrmacht puis par la SS

 

3ème arrondissement


- 21 rue Michel le Comte = Jacques Lipa, membre du MOI (Main d'Oeuvre Immigrée), [à la base organisation de type syndical d'abord MOE (Main d'Oeuvre Etrangère) qui donne naissance à un groupe armé, les FTP-MOI dont certainement le membre le plus célèbre est Missak Manouchian (l'Affiche Rouge)] héberge Lucienne Goldfarb dite la Rouquine qui va le trahir. Cette dernière est accusée d'avoir provoqué l'arrestation de nombreuses personnes pour le compte de la police, elle avait cherché auparavant à entrer dans la Résistance !


- 14 rue au Maire = (d'autres disent au n°8). C'est là que la jeune communiste Raymonde Royal sera arrêtée avec sa mère le 11 mai 1942. Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur Raymonde Royal sinon qu'elle est à rapprocher du club populaire sportif du Xème arrondissement, également lieu de militantisme communiste dissous en 1939 dans un quartier considéré comme terre d'asiles pour les immigrés. De nombreux résistants comme Lucien Sampaix ou le Colonel Fabien sont à rapprocher de la jeune femme.

 

4ème arrondissement


- 7 boulevard du Palais = c'est ici que sont constitués les fichiers de la honte : celui de Tulard qui permet de recenser les familles juives de Paris et c'est là également que sont organisées les rafles.


- 6 boulevard de Turenne = c'est là que Jean Moulin viendra se réfugier après sa première arrestation. Il est accueilli par un autre résistant, Pierre Meunier.

 

5ème arrondissement

 

- 11 place Marcellin Berthelot = saviez-vous que le laboratoire Joliot Curie n'avait pas seulement servi à la recherche mais avait également servi de lieu pour fabriquer divers cocktails Molotov ? Ca paraît tellement évident mais tellement risqué !


- Rue Monge = plaque commémorative à la mémoire de Pierre Alviset, figure de la Résistance, mort fusillé à 20 ans

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- 8 rue de Tournefort = Maison des Paras avec une plaque commémorative. C'est là que furent cachés 42 parachutistes français. Dans le cadre du Plan Sussex et dans le cadre de la préparation au débarquement allié de juin 1944.

 

 

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