A écouter :

 

 

J'avoue que pour ce deuxième jour, je m'y suis un peu mal pris dans le parcours donc je le décrirais en dessous comme il aurait fallu que je le fasse !

 

Départ de la gare Montparnasse.

J'ai découvert à nouveau une plaque commémorative

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Prendre la ligne 13, direction Asnières ou St Denis, arrêt Champs Elysées Clemenceau et ligne 1 direction Château de Vincennes, arrêt Hôtel de Ville.

Plaque commémorative au métro Hôtel de Ville

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En passant à côté de l'Hôtel de Ville, et quand on le sait, on est frappés par les impacts de balles sur la façade. Témoignage des derniers combats d'août 1944...


Direction la rue du Temple pour visiter le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme (une partie est consacrée à "être juif à Paris en 1939"). Malheureusement je pensais avoir bien préparé le parcours. L'ouverture est à 11h en semaine et non 10h. J'ai dû faire l'impasse sur la visite car j'avais encore d'autres choses à voir sur un temps limité.

N'oubliez pas que le samedi c'est fermé.

Voici ici le lien du Musée

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Direction la rue Geoffroy L'Asnier, un peu plus bas près de la Seine, au Pont Marie (ligne 7). Visite du Mémorial de la Shoah. Avant d'entrer tournez à gauche dans l'Allée des Justes face à l'école

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Une fois à l'intérieur, vous savez que le lieu vous invite au recueillement

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Je n'ai pas osé prendre de photos à l'intérieur du Mémorial.

Il est très riche de documents, de vidéos. Le sous sol est consacré à l'exposition permanente : sur une visite chronologique, on parle de la religion juive puis de la Shoah.

A l'étage, une exposition temporaire. La dernière fois, elle portait sur Adolf Eichmann. Cette fois ci, jusqu'au 22 mars, elle s'intitule "Le sport européen à l'épreuve du nazisme". On y comprend clairement que les clubs et les stades permettaient de véhiculer les idéologies nazies.

Beaucoup de sportifs allemands mais juifs, médaillés et champions pendant un temps, furent envoyés en camps de concentration.

Vous avez certainement entendu parler de Jesse Owens, athlète noir américain, qui se vit refuser la poignée de main de Hitler pendant les JO de 1936. Non pas lui en particulier mais à tous les athlètes non aryens. Il se lia d'amitié avec l'athlète allemand, Luz Long. Ce dernier perdit face à Jesse Owens lors des JO et il le félicita. Tout ça lui coûta énormément. Il mourut en 1943 en Italie. 

 

Direction l'arrière de Notre Dame, au niveau du Quai aux Fleurs.

Se trouve le Mémorial de la Déportation en sous sol.

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Je suis retournée sur mes pas, j'ai pris la ligne 7, "Pont Marie" direction La Courneuve arrêt "Palais du Louvre - Musée Royal" et puis ligne 1 direction La Défense arrêt "Concorde". Nous sommes Rue de Rivoli.

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En remontant les arcades, on tombe sur l'Hôtel Meurice

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De là, le général Von Choltitz dirigea le "Gross Paris" pendant l'insurrection du 19 au 25 août 1944. C'est là qu'il sera capturé avec ses hommes par la 2ème DB le 25 août et emmené à Montparnasse. Pendant le conflit, l'hôtel servait de QG aux forces allemandes.

En tournant vers la Place Vendôme, on se dirige vers le mythique Hôtel Ritz.

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Avant la guerre, on y trouvait beaucoup de personnalités prestigieuses tel Ernest Hemingway qui vint "délivrer" l'hôtel en arrivant avec les forces alliées le 25 août. C'est dire sa fidélité ! Pendant la guerre, l'hôtel servit de QG à la Luftwaffe.

 

Mon programme s'arrête ici. Il y a d'autres endroits encore à voir tels que la  place Denfert Rochereau et les catacombes, la rue Lamarck... Plus loin Drancy...

 

Paris ville martyre comme beaucoup d'autres. Elle a vu les rafles, les déportations, les arrestations de la Gestapo, la résistance et les éxécutions sommaires mais bien sûr la Libération et ses sauveurs. Le fameux discours de De Gaulle résonne "Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !" C'est un tout autre Paris, loin de la ville romantique qu'on imagine.

C'est certes un parcours assez triste mais nécessaire. Il s'inscrit totalement dans le devoir de mémoire


 


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